Elia L.

9,70
par (Libraire)
4 avril 2021

Vous êtes à la recherche d’un polar haletant qui, tel un bon coup de machette, ouvre une brèche (bien) bien noire dans laquelle vous engouffrer?
La trilogie de Don Winslow, La Griffe du chien, Cartel et La Frontière me semble toute adaptée.

Art Keller, policier de l’unité anti-drogue aux USA, en est le protagoniste malmené, mais l’intrigue est tentaculaire et la galerie de personnages immense. Un fil rouge certes, mais tant de ramifications: à l’image des mille têtes de l’hydre, le Roi de cartel émerge où le précédent meurt (rarement dans son sommeil) et les déflagrations courent sur un si vaste territoire, des confins de l’Amérique latine à la Maison Blanche!
Dans cette trilogie au goût de sang, à l’intrigue shakespearienne, on côtoie sur 2300 pages des êtres en lutte: pour sauver leur peau, leur peuple, leurs fidèles, leur âme ou leurs trafics.

C’est une toile immense que tisse Don Winslow: celle de la lutte contre la drogue et son marché aux États-Unis et au Mexique, et ce sur une période d’une cinquantaine d’années.
De l’ingérence assassine et cupide de la grande puissance du Nord aux jeux de trône redoutable du Sud, il n’épargne personne et décrypte au scalpel les arcanes du pouvoir.

Son œuvre, qu’il a mis deux décennies à écrire, puise dans un réel malheureusement toujours brûlant d’actualité (à tel point qu’il a reçu des menaces de mort à la parution du deuxième tome). Il cite et remercie d’ailleurs à la fin de chaque ouvrage le travail titanesque des journalistes dont il s’est inspiré.

On est ici à la lisière entre fiction et documentaire, dans une démarche un peu similaire à celle des créateurs de la série télévisuelle The Wire, avec un supplément bains d’acides et coups d’états.

À coeur vaillant -bien accroché, rien d’impossible!

Bonne lecture!

par (Libraire)
4 avril 2021

Vous êtes à la recherche d’un polar haletant qui, tel un bon coup de machette, ouvre une brèche (bien) bien noire dans laquelle vous engouffrer?
La trilogie de Don Winslow, La Griffe du chien, Cartel et La Frontière me semble toute adaptée.

Art Keller, policier de l’unité anti-drogue aux USA, en est le protagoniste malmené, mais l’intrigue est tentaculaire et la galerie de personnages immense. Un fil rouge certes, mais tant de ramifications: à l’image des mille têtes de l’hydre, le Roi de cartel émerge où le précédent meurt (rarement dans son sommeil) et les déflagrations courent sur un si vaste territoire, des confins de l’Amérique latine à la Maison Blanche!
Dans cette trilogie au goût de sang, à l’intrigue shakespearienne, on côtoie sur 2300 pages des êtres en lutte: pour sauver leur peau, leur peuple, leurs fidèles, leur âme ou leurs trafics.

C’est une toile immense que tisse Don Winslow: celle de la lutte contre la drogue et son marché aux États-Unis et au Mexique, et ce sur une période d’une cinquantaine d’années.
De l’ingérence assassine et cupide de la grande puissance du Nord aux jeux de trône redoutable du Sud, il n’épargne personne et décrypte au scalpel les arcanes du pouvoir.

Son œuvre, qu’il a mis deux décennies à écrire, puise dans un réel malheureusement toujours brûlant d’actualité (à tel point qu’il a reçu des menaces de mort à la parution du deuxième tome). Il cite et remercie d’ailleurs à la fin de chaque ouvrage le travail titanesque des journalistes dont il s’est inspiré.

On est ici à la lisière entre fiction et documentaire, dans une démarche un peu similaire à celle des créateurs de la série télévisuelle The Wire, avec un supplément bains d’acides et coups d’états.

À coeur vaillant -bien accroché, rien d’impossible!

Bonne lecture!

Maintenant vous n'êtes plus seul

Casterman

16,00
par (Libraire)
4 avril 2021

Brrrr, grands frissons!

Quelle est donc cette étrange école où pas un adulte ne pénètre ? Est-ce que ce dortoir est une serre ou n’est-ce qu’une vague ressemblance?
À qui appartiennent les grondements sourds qui proviennent des souterrains de la grande demeure? Pourquoi un élève a-t-il pour mission solitaire de rester assis à côté du téléphone?
Qu’est devenue Clem, cette pensionnaire dont personne ne veut parler?...
Sol a tant de questions lorsqu’il met les pieds à Ash house. Et les réponses ne seront pas toutes agréables à entendre, vous voici prévenu•es !

Dans un univers crépusculaire que l’on imagine croulant sous le lierre et les ronces, le tout jeune homme tente dans un premier temps de comprendre les règles obscures qui semblent tout faire tenir debout, dans un deuxième de sauver sa peau et enfin de fédérer le petit groupe farfelu qui répond peu à peu au nom de famille!

Haletant !

Dès 14 ans

J. J. Amaworo Wilson

Les moutons électriques

8,90
par (Libraire)
4 avril 2021

Le silence jaune des terrains vagues
Le bruissement continu d’une invasion de moustiques mutants
La chaleur insoutenable du béton brut
Le son net des machettes qui entaillent les chairs
...

Broyés par l’immense et violente mégalopole Favelada, des êtres à la dérive, que seule la misère tient réunis dans le creux de sa main, trouvent refuge dans une tour abandonnée de 60 étages. Ils sont près d’un millier et se refusent à l’exode. Ils prennent pour guide l’Espoir, incarné par Nacho, petit boiteux borné et fin conteur, joueur d’échecs et traducteur.

Cette histoire est celle de ces laissés-pour-compte, celle d’une lutte universelle, acharnée et sensationnelle pour avoir droit à un bout de silence et un estomac plein, pour trouver paix et dignité. Les obstacles seront grands, pour n’en citer que quelques uns: plusieurs générations d’exploiteurs et expropriateurs, des crocodiles affamés ou encore la déchirure du Ciel...

Dans ce premier roman tout à fait inclassable, tout bruisse, tout fourmille: en un choc bigarré se rencontrent le réalisme magique, la fiction sociale, le fantastique, les mythes, le far west ... dans un paysage de fin du monde.
Il y a un côté chaotique dans l’écriture de J.J. Amaworo Wilson, le souffle épique d'épisodes bibliques en même temps que la tranchante évocation d'un monde à la Cormac McCarthy (La Route). L’auteur prend un malin plaisir à ne pas choisir son camp, il nous ballotte d’un univers littéraire à un autre et nous laisse tout.es dérouté.s!

Surprenant, impétueux, jubilatoire!

par (Libraire)
4 avril 2021

Après L’Estrange malaventure de Mirella, formidable réécriture contemporaine du joueur de flûte d’Hamelin, c’est au conte de la princesse au petit pois que l’auteure s’attaque aujourd’hui avec son D’Or et d’oreillers, et c’est GÉNIAL!

Cette histoire de jeune fille choisie pour sa délicatesse et sa fragilité est ici pulvérisée pour laisser place à un tout autre récit: un jeune lord qui cherche épouse? OUI. Un lit haut d’une bonne dizaine de matelas et une (ou trois) nuit d’épreuves? OUI. Le poids des conventions de cette Angleterre puritaine? OUI, certes... Mais Flore Vesco balance tout ça dans un shaker audacieux d’irrévérence, d’inattendu et d’enchantement pour tout retourner et vous emporter jusqu’au bout de la nuit!

C’est magnétique, magique et extrêmement sensuel, à dévorer en quelques heures!